PPCES EST UNE OEUVRE DE L'UNION DES EGLISES BAPTISTES DU CAMEROUN
PPCES
PROJET DE PUITS ET DE CONSERVATION DES EAUX ET DU SOL

ACCUEIL

I. Historique et méthode de travail

II. Personnel

III. Matériel disponible pour le creusement de puits

IV. Structure financière

V. Organisation du travail pour une campagne de creusement de puits

VI. Installation de Pompe manuelle

I. Historique et méthode de travail :

                    De 1975 à 1996, l’UEBC, par le biais de son Projet de Puits, et grâce au financement de ICCO, organisme hollandais d’aide au développement, a construit environ 500 puits. Ces puits ont été creusés dans toutes sortes de terrain : sable, argile, roche type grès de Garoua, granite des Monts Mandara, avec usage d’explosifs si nécessaire. Notre principe de creusement est basé sur la participation villageoise : les villageois commencent à creuser ; lorsqu’ils atteignent la nappe, ou une roche trop dure, ils font appel à nous. Ils s’engagent donc à participer au creusement, avec au moins 4 manœuvres non qualifiés par jour, et ils assurent la nourriture et le logement du puisatier-formateur que nous leur envoyons. Les villageois les plus engagés peuvent par cette occasion apprendre le métier de puisatiers, et avoir la chance d’être recrutés sur un chantier, ou même dans notre équipe. De plus les villageois cherchent le sable et les graviers nécessaires pour tous les travaux de maçonnerie.

                   Dans la même période, 200 pompes ont été installées (120 pompes SWN, 10 pompes Volanta, 69 pompes DUBA et 1 pompe NIRA). L’UEBC a assuré la maintenance de ces pompes jusqu'à aujourd’hui. L’approvisionnement en pièces de rechange pour les pompes SWN et DUBA est garanti depuis l’Europe. Certaines pièces sont fabriquées sur place, usinées dans nos ateliers de mécano-soudure. D’autres pièces équivalentes en provenance d’Indes, comme des cylindres complets, sont achetés sur le marché local (Douala).

                   Dans chacun des villages ayant une pompe, nous avons placé un Comité villageois pour la gestion du point d’eau, chargé d’assurer le fonctionnement de la pompe. Les villageois collectent annuellement leur cotisation (1.000F par famille, avec un minimum de 30.000 F par an). Nos délégués (animateurs) régionaux passent chaque année pour récolter les fonds, qui servent à rémunérer les délégués, à financer la tournée annuelle de révision et graissage des pompes, et au remplacement des pièces usagées. Nous avons également formé dans chaque région  un réparateur de pompe, qui dispose, en plus de sa caisse à outils, de quelques pièces de rechange, pour effectuer les réparations sur le champ. En cas de panne grave, il peut faire appel au chauffeur-logisticien, qui transportera sur le site le matériel adéquat. Les villages qui sont suffisamment autonomes peuvent cotiser chaque année et déposer l’argent dans les petites structures d’épargne villageoise lorsqu’il en existe. Ainsi en cas de panne, le réparateur fait un devis et les villageois peuvent assurer la réparation de la pompe.

                   De 1990 environ à 1998, nous avons diversifié nos activités : de concert avec le GOIB (Groupe des Organismes Intervenants dans les Biefs) de Mokolo, nous avons réalisé de nombreux micro-barrages en utilisant des techniques variées : pierres sèches, béton armé…Nous avons également réalisé entre 1996 et 1998 avec le DPGT de la Sodécoton, en sous-traitance de l’Entreprise Martin BRILLANT, quelques barrage-radiers.

                   De 2001 à 2003, nous avons réalisé pour le PDBB 32 puits, selon la technique du cuvelage montant (ou descendant si nécessaire), avec buses de captage, posées sur trousse coupante selon les cas.

                   Et depuis 2004, nous intervenons à la demande des particuliers pour réaliser des ouvrages de génie hydraulique : puits avec pompe éolienne, recreusement, construction de nouveaux puits, installation de pompes… Soit environ 30 petits chantiers.

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II. Personnel :

Permanent :

Administrateur : Hervé TURQUAIS, Ingénieur en Bâtiment, responsable du projet de puits de l’UEBC de 1986 à 1992 et de 1997 à aujourd’hui et Coordinateur des Centres Techniques

Responsable Technique et Financier : Dominique AZEMAR, Ingénieur, Directeur du Centre Technique de Garoua

1 Coordinateur des chantiers : HAMADOU Jean, Licence en Environnement, coordinateur des chantiers de l’UEBC/PPCES.

6 délégués (animateurs) : Ils sont placés dans les régions où nous avons des pompes dont nous assurons l’entretien. Ils sont pris en charge par les Comités Villageois de Gestion du point d’eau, qu’ils ont la responsabilité de suive et d’animer chaque année, cette structure fonctionne jusqu’à aujourd’hui.

5 réparateurs de pompe : Sur ordre de l’animateur, ils assurent les réparations de pompe. Ils se fournissent en pièces de rechange dans nos atelier-magasins à CTG ou à Mokong. Leur main d’œuvre et leurs déplacements sont pris en charge par les comités villageois de gestion des points d’eau.

4 puisatiers dont 3 formateurs : SADJO SANKARA, puisatier formateur à l’UEBC/PPCES depuis 1985 ; KOYANG DAFOUROU JOSEPH, puisatier formateur à l’UEBC/PPCES depuis 1985 ; ETIENNE TCHEOZABE, puisatier formateur à l’UEBC/PPCES depuis 1995 ; COMSAIR Mathias, puisatier à l’UEBC/PPCES depuis 2003. Trois puisatiers savent manipuler les explosifs.

1 Chauffeur-logisticien : TODOU DELTARTAR, chauffeur de l’UEBC/PPCES depuis 1988.

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III. Matériel disponible pour le creusement de puits :

Nous sommes propriétaires de tout le matériel mentionné ci-dessous :

2 véhicules Tout-Terrain Toyota Pick up Land Cruiser et Pick up double cabine Hilux 4x4

3 compresseurs (2 Atlas Copco XA 40 et 1 Demag) avec marteaux piqueurs, pompes

6 ateliers de creusement (chevalement, seau, petit matériel : barre à mine, pioche, pelles...)

Nous n’avons pas prévu de louer ou emprunter de matériel, sauf imprévu.

Remarque : ce matériel étant amorti, il sera remplacé dès le démarrage d’une nouvelle phase de travail.

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IV. Structure financière

 Le budget  du CTG toutes branches confondues (formation, atelier, garage et projet) est d’environ 300 millions FCFA pour 2007 à 2009.

Les finances sont sous le contrôle du Directeur du CTG, et conformément à notre Manuel de Procédures de gestion financière et comptable, notre équipe de gestion est composée d’un comptable et d’un caissier.

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V. Organisation du travail pour une campagne de creusement de puits :

 Calendrier de travail :

 l  Commencer la formation des animateurs (hommes et femmes choisis dans la zone d’intervention) sur le terrain à partir de septembre pour préparer la campagne d’animation qui se fera de septembre à décembre : sensibiliser la population sur les problèmes de l’hygiène de l’eau, recueillir les informations sur les villages qui sont prêts pour une intervention, mise en place des Comités villageois de Gestion des Points d’eau, choix des manœuvres bénévoles, et le cas échéant formation des réparateurs de pompes

l  Choisir l’emplacement du puits avec nos puisatiers qui sont pour la plupart sourciers.

l  Dès le mois d’octobre, commencer le creusement après une petite formation des manœuvres villageois pour garantir la régularité et la verticalité du trou.

l  Réalisation du cuvelage et du captage dès que la nappe est atteinte.

l  Réalisation des essais de pompage dès la pose des buses de captage.

l  Réalisation des travaux de surface.

 

Capacité de travail :

Un atelier équipé avec un compresseur peut réaliser un chantier en 2 mois même dans un terrain difficile. Cela fait donc 4 puits par an par compresseur.

Pour les zones où le compresseur n’est pas indispensable (creusement dans le sable par exemple), l’atelier simple équipé d’un chevalement peut réaliser un puits par mois, soit environ 6 puits par an.

 

Partenaires travaillant ou ayant travaillé avec notre structure :

ICCO, organisme hollandais de financement de projet de développement

DPGT / SODECOTON

GOIB (Groupe des Organismes Intervenants dans les Biefs) à MOKOLO

Comités de Gestion des points d’eau (surtout dans la Province de l’Extrême Nord)

CODAS / Mission Catholique (quelques travaux de creusement ou recreusement de puits, mais beaucoup de pompes installées, avec suivi de l’entretien annuel)

PDBB (Projet de Développement du Bassin de la Bénoué)

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VI. Installation de Pompe manuelle :

Nous pouvons fermer le puits avec un couvercle, laissant la population tirer l’eau avec un seau et une corde. Cette technique est éprouvée depuis des millénaires ! Mais pour des raisons d’hygiène, nous proposons de fermer le puits avec une dalle en béton, et d’installer une pompe manuelle hydraulique, à condition que les villageois se soient engagés à assurer l’entretien de la pompe. Malheureusement, certains villages particulièrement pauvres préfèrent puiser avec la corde et le puisoir.

Plusieurs modèles sont disponibles, selon la profondeur du puits et le nombre d’habitants :

-          type PAC II (Cf la note technique jointe ci-après). C’est une pompe fabriquée localement, pour un coût très modeste (prix de base 160.000F, à ajuster selon la profondeur du puits, l’éloignement, le programme de formation du réparateur…), pour laquelle nous n’avons pas de problème d’approvisionnement en pièces de rechange.

-         type SWN, Duba ou Mark II : ces pompes sont importées et coûtent plus chers. Mais pour des puits profonds (au-delà de 10m), ou pour une population dense (plus de 10 familles), ce type de pompe s’impose. Depuis des années, nous assurons l’approvisionnement en pièces de rechange.

 
Conclusion

L’UEBC / PPCES a un grand savoir-faire dans le creusement de puits et le suivi et l’entretien des pompes villageoises. Pour garantir à la population un accès réel à de l’eau de qualité, surtout en ces périodes où le choléra fait des ravages, nous serions heureux de mettre ce savoir-faire à la disposition du plus grand nombre.

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